CAPPELLA SANT’ANNA

Fiche d’information

📍 Localité : Agerola

⛪ Dédicace : Sainte-Anne

📅 Époque : XVIIe siècle

🎨 Style : Architecture religieuse locale

⭐ À ne pas manquer : le portail en pierre, les pierres tombales historiques de la famille Brancaccio, l’atmosphère intime de la chapelle

📸 Idéal pour : l’histoire locale, l’art sacré, la photographie

Description

Placée sous le patronage de la famille du cardinal Lorenzo des barons Brancati, elle présente une forme rectangulaire et s’élève sur le mur arrière avec une niche abritant les clochettes. Cette chapelle, placée sous le patronage de la famille du cardinal Lorenzo des barons Brancati, a été fondée en 1623 par le baron Bartolomeo Brancati, dont la pierre tombale est conservée dans la chapelle nobiliaire de Sainte-Anne.

La tradition veut qu’un membre de cette famille ait été cardinal et ait vécu dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

Le seul cardinal portant ce nom de famille et ayant vécu à cette époque est Lorenzo Brancati, né en 1612, fils de Marcello, avocat napolitain, et de Dorotea Serubbia, originaire de Lauria, en Basilicate. Lorenzo Brancati, né à Lauria, autre petit village de l’arrière-pays, est entré dans l’histoire comme « le franciscain lucanien à deux doigts de la papauté ». Autrefois, pendant un certain temps, certains habitants d’Agerola pensaient que Lorenzo Brancati était originaire d’Agerola et non de Lauria. En effet, les Brancati étaient surnommés la « famille des Papis ».

Cette déception partielle a toutefois été compensée par la présence prestigieuse de cette lignée. Selon toute vraisemblance, certains membres de la famille Brancati ont émigré vers l’arrière-pays, parmi lesquels Marcello lui-même, père du futur cardinal. Et c’est peut-être ainsi que commence l’alliance entre le cardinal de Lauria et le baron Bartolomeo Brancati d’Agerola. Gianfrancesco Maria Brancati deviendra cardinal en 1681 et mourra en 1683. D’après les informations dont on dispose sur sa famille, on peut en déduire qu’elle ne vivait pas dans de bonnes conditions financières, à tel point que son père n’avait même pas réussi à payer les études de son fils lorsqu’il était jeune. Il ne fait aucun doute que le cardinal a entretenu des relations très étroites avec Agerola et avec les descendants de la famille Brancati.

Anecdote

À l’intérieur de la chapelle sont conservés deux petits chefs-d’œuvre du Siècle d’or napolitain : une toile représentant la Sainte Famille avec sainte Anne, saint Joachim et le Père éternel, datée de 1664 et signée par le peintre sicilien Michele Ragolia, ainsi qu’une autre toile de Ragolia représentant saint Pierre et des saints, datée vers 1681, sur laquelle on aperçoit la silhouette du jeune cardinal Brancati.